• Défi des pertuis : une tentative avortée

    Défi des pertuis : une tentative avortéeLe défi des pertuis des pertuis est une nouvelle aventure proposée à toutes celles et ceux qui apprécient les plaisirs et les difficultés de la randonnées côtière. Et une invitation à découvrir la douce lumière des pertuis charentais. Le jeu consiste à naviguer le plus rapidement possible, dans un sens ou dans l'autre, entre la cale du Corps de garde à Charron sur la Sèvre et la cale de la Cayenne à Marennes sur la Seudre. Soit 35 miles environ à parcourir, à la seule force des muscles de l'équipage, du vent et pourquoi pas, du soleil. Yves l'a fait en 7h (voir son récit ici). Une météo annoncée favorable et des coefficient de marée de 90 m'ont convaincu de tenter l'aventure...

     

     

     

    Défi des pertuis : une tentative avortéeDépart donc ce samedi 1 septembre à 8h50. Météo france annonce un vent de nord-est 3 à 4, fraichissant 4 à 5 et passant au nord ouest l'après midi. La mer est basse à 12h05.

    Je ne me fais pas beaucoup d'illusion sur mes chances de battre le temps de référence affiché par Yves. En effet, lors de sa 1ère tentative le coefficent de 110 était nettement plus favorable qu'aujourd'hui. Mais les conditions de vent annoncées par météoFrance me laissait espérer pouvoir réaliser une belle navigation tout en me donnant une première expérience de ce parcours, en attendant les prochaines grandes marées...

     Arrivée au Corps de garde mes doutes sur les prévisions de Météo france se confirment. Windguru et windfinder annoncaient entre 5 et 8 noeuds et seront effectivement bien plus proches de la réalité. J'ai voulu croire en notre météo nationale... Eh bien les amis, cela n'a pas marché pour cette fois !

    Je coupe donc la ligne de départ à 8h50 et, porté par le jusant, me dirige vers la première marque de parcours, la bouée d'aterrissage de la pointe de l'Aiguillon, à laisser à l'ouest. Défi des pertuis : une tentative avortéeIl m'aura falllu 1h23 à une vitesse moyenne de 4,3 noeud, pour la rejoindre. Plutot encourageant car à cette vitesse je peux atteindre Marennes en 8 heures. Et j'espère encore en un renforcement du vent...

    Par vent du sud-est la route vers le pont de l'île de Ré m'oblige à une allure de vent arrière, peu propice aux grandes performances. Je me décide donc à tirer un bord de grand largue, tribord amure pour me rapprocher de la côte et trouver un peu plus d'air. J'empanne à nouveau à proximité du port de l'Houmeau, puis deux autres fois avant de passer le pont au vent arrière, voiles en ciseau. Je passe le pont à 11h47, soit 2h57 après mon départ (vitesse moyenne, environ 4 noeuds).Défi des pertuis : une tentative avortée

     

    En trois heures, lors de sa première tentative, Yves était déjà à la bouée Ouest Minimes... J'ai donc déjà 3,5 miles de retard.

    Le coureau de l'île de Ré ne pose pas de problème particulier, et les conditions de navigation deviennent même franchement plaisantes. Hélas, le vent tourne à l'Est (effet venturie lié à la rade de la Rochelle), et mollie franchement  entre Chef de baie et la cardinale Ouest minimes. Je dois serrer le vent et deux refusantes successives m'obligent même à tirer un bord pour atteindre la marque de parcours pour la laisser à l'ouest. La cardinal ouest minimes sera prise en photo à 12h56, 4h06 après mon départ. Défi des pertuis : une tentative avortéeUn rapide calcul me permet de constater que ma vitesse s'est réduite à 3 noeud entre le pont de l'île et la bouée. Le vent tombe franchement, le bateau capeye mollement, les voiles pendent... Il devient difficile d'envisager de continuer, car dans ces conditions, je pense qu'il me faudra au moins 7 heures encore pour rejoindre Marennes, but de la journée. Non seulement je suis vraiment trop loin du temps de référence, mais je risque surtout de ne jamais atteindre le point d'arrivée. En effet la renverse aura lieux à 18h. Selon mes projection je serais alors au nord du pont d'Oléron et aurais alors le courant défavorable...

    La brise se lève nénamoins et je décide de continuer en direction de l'île d'Aix. Le vent oscille m'oblige d'incessant empannage pour éviter l'allure vent arrière. Nom d'une pipe ! Jamais lors de cette tentative je n'aurais pu tirer un bord sur la route directe ! Lle vent tombe, puis se lève, puis retombe... Las, je décide de faire demi-tour à quelques miles de l'île d'Aix, non sans avoir passer un petit coup de fil à Yves pour le tenir au courant.

     

    Le retour à la Rochelle s'effectue en tirant des bords, à contre courant, dans un vent fraichissant, mais toujours très instable.

    Aucun regret. j'ai appris déjà pas mal de choses sur le début du parcours, mais ... chut! Je garde cela pour moi en vue de ma prochaine tentative...

     

     

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